AccueilVilles sur le grillTriangulaire en 2014Municipales 2020 – Dijon

Municipales 2020 – Dijon

151 672 habitants, préfecture de la Côte d'Or (21)

1. Température du grill pour les élections municipales de 2020

Alternance en 2014 -
Alternance en 2008 -
Triangulaire ou quadrangulaire 2e tour en 2014 X
Courte victoire en 2014 -
Faible

Notre analyse

François Rebsamen a mené campagne et gagné sans difficulté la dernière élection municipale. Appelé au gouvernement, il laisse les rênes de la ville à Alain Millot.

Election départementale 2015

Les nouveaux cantons comprenant une partie de la ville pour l’élection départementale 2015 :

– Canton Dijon-1 : Uniquement une partie de Dijon
– Canton Dijon-2 : Uniquement une partie de Dijon
– Canton Dijon-3 : Uniquement une partie de Dijon
– Canton Dijon-4 : Uniquement une partie de Dijon
– Canton Dijon-5 : Uniquement une partie de Dijon
– Canton Dijon-6 : Corcelles-les-Monts et Flavignerot

2. Maire actuel

Alain Millot (PS)

3. Alternance depuis 1971

– Robert Poujade (RPR : 1971 – 2001)
– François Rebsamen (PS : 2001 – 2014)
– Alain Millot (PS : 2014 – en cours)

4. Résultats des dernières élections nationales et locales

Municipales 2014

2nd tour

Liste conduite par Voix % inscrits % exprimés
M. Alain HOUPERT (Droite) 15871 19,23 34,02
M. Édouard CAVIN (FN) 6124 7,42 13,13
M. François REBSAMEN (Gauche) 24646 29,87 52,84

1er tour

Liste conduite par Voix % inscrits % exprimés
M. David LANAUD DU GRAY (Divers) 4023 4,87 8,55
M. Alain HOUPERT (Droite) 13294 16,11 28,26
M. Édouard CAVIN (FN) 5975 7,24 12,70
Mme Isabelle DE ALMEIDA (Front de Gauche) 2194 2,65 4,66
Mme Claire ROCHER (Ext. Gauche) 722 0,87 1,53
M. François REBSAMEN (Gauche) 20825 25,24 44,27

5. Sociologie de la ville

Catégories professionnelles Population de 15 ans ou plus selon la catégorie socioprofessionnelle – INSEE

Cadres et professions libérales 10,7%
Professions intermédiaires 16,7%
Employés 16,1%
Ouvriers 11,0%
Retraités 21,7%
Autres personnes sans activité professionnelle 21,6%

6. Histoire et économie

Dijon aujourd’hui

Economie et politique de développement

Leviers de dynamisme économique :

  • Emergence de filières fortes
    • L’essor des échanges a favorisé une industrie variée : métallurgie, industrie alimentaire (notamment avec la moutarde), travail du cuir, confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique. Aujourd’hui, l’industrie est en régression et le secteur tertiaire en plein développement.

 

  • Industrie (22 000 emplois en 2010) :
    • Construction électrique
    • Industrie mécanique
    • Métallurgie Industries du plastique et du caoutchouc
    • L’agglomération bénéficie également de la présence de laboratoires et unités de production de la pharmacie industrielle, en premier lieu Sanofi, Urgo et Fournier, qui emploient un total de 2 100 personnes, avec une activité de recherche et développement impliquant des laboratoires de l’Université de Bourgogne et des acteurs plus petits.
    • Le secteur de l’optique, historiquement important (avec notamment Hermagis-SOM-Berthiot), est encore représenté par Essilor (verres correcteurs), Nachet (microscopes) et la Sagem (viseurs, périscopes).
    • Le secteur de l’alimentation et du goût s’est récemment organisé autour du « pôle de compétitivité » Vitagora, profitant de l’image gastronomique internationale de la Bourgogne et de Dijon, historiquement à la pointe de l’industrie agro-alimentaire. Le pôle regroupe des « plates-formes de compétences » centrées sur l’agronomie, la pédologie et les plantes, l’emballage, la chimie et la logistique.

 

  • Secteur tertiaire :
    • Le Grand Dijon est avant tout un pôle tertiaire : en 2009, plus de 80 % des emplois relèvent de ce secteur. Dijon, capitale régionale, concentre les effectifs des principales administrations publiques et des collectivités territoriales. Elle abrite aussi l’Université de Bourgogne et plusieurs grandes écoles. Au total, 17 700 personnes relevant de l’administration publique travaillent dans le Grand Dijon. Les activités pour la santé humaine, avec 10 900 emplois sont réparties entre les sites hospitaliers et les cliniques.

 

  • Mise en réseau des entreprises innovantes
    • Mise en place en 2011 par le Grand Dijon, en partenariat avec le Conseil régional de Bourgogne et le Conseil général de Côte d’Or du Technopôle Agro-Environnement, centré sur l’agriculture à haute valeur environnementale, sur l’ancien site de recherche de l’INRA à Bretenière.
    • Le Grand Dijon a engagé, depuis 2002, la création sur huit hectares d’une zone d’activités dédiée aux biotechnologies.

 

  • Pôle de compétitivité
    • Création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé.

 

  • Accessibilité ferroviaire et aéroportuaire
    • L’infrastructure multimodale de transport offre des conditions optimales de déplacements. Paris et Lyon sont à 1h40 de Dijon par TGV ; Bâle à 1h30 depuis la mise en service de la LGV Rhin-Rhône en décembre 2011. Cinq lignes ferroviaires classiques complètent cette infrastructure en direction de Lyon, Reims, Besançon, Bourg-en-Bresse et Nancy.
    • L’aéroport Dijon Bourgogne-Longvic, est ouvert au trafic commercial national et aux passagers ; il permet de relier Dijon à Bordeaux ou Toulouse en 1h40 et Nantes en 1h20.

Chiffres clés – critères de dynamisme économique :

En tout, 17 900 entreprises sont implantées dans le Grand Dijon (chiffres 2009). 50 d’entre elles sont des entreprises de plus de 300 salariés. L’économie de l’agglomération dijonnaise repose essentiellement sur des établissements de taille intermédiaire.

  • Points positifs :
    • Evolution de la population : 152 071 en 2012, soit une augmentation de 0,3% par rapport à 2007.
    • Evolution du nombre d’emplois : entre 2007 et 2012, augmentation de 1,7%.
    • Evolution du nombre de cadres : entre 2007 et 2012, le nombre de cadres a augmenté de 1,1 points (passant de 10,1% de la totalité des actifs à 11,2%).
    • Solde migratoire (nouveaux habitants par an) : en 2012, 15 052 personnes résidant à Dijon avaient un lieu de résidence hors de la commune un an auparavant, dont 6 078 dans une autre région.
    • Nombre d’entreprises : 8 103 en janvier 2013
  • Points négatifs :
    • Nombre d’entreprises créées en 1 an : 1 134 en 2013, soit une baisse de 9% par rapport à 2012.
    • Salaire net horaire moyen : 12,9€ en 2012

 

Grandes entreprises

Deux entreprises emblématiques du secteur de l’alimentation implantées à Dijon sont le chocolatier Lanvin, absorbé par Nestlé, et le moutardier Amora, absorbé en 2000 par Unilever, dont l’usine historique a été liquidée en juillet 2009. Dijon est également le siège des maisons mères de plusieurs grands groupes comme Lejay-Lagoute ou Boudier, producteurs de crème de cassis. Tetra Pak y possède une unité de conditionnement depuis 1971, l’une des plus importantes et innovantes du groupe en Europe.

 

L’avis de la presse

En 2004, 2005 et 2007, Dijon est trois années durant « cité la plus attractive de France », selon le magazine L’Entreprise, dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants.

 

Dijon au XXè siècle

Tournant 1900: Symboles de réussite

En 50 ans, la population de Dijon a plus que doublé grâce à l’exode rural : de 30 000 habitants en 1850, elle en compte 70 000 en 1900.

Première Guerre Mondiale

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l’effort de guerre. Entre 1919 et 1935, la vie reprend son essor. L’entre-guerre est notamment marqué par l’urbanisation de quartiers résidentiels.

Deuxième Guerre Mondiale

Occupée le 17 juin 1940 par l’armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l’épreuve sans destruction à l’exception de celle de la gare.

 

Dijon au XIXè siècle

Industrialisation

Au XIXè siècle, Dijon se spécialise dans l’exploitation du charbon et du fer.

Urbanisation, équipements et administration

Après la guerre de 1870, des casernes et un arsenal sont édifiés à Dijon, les remparts sont rasés et remplacés par des grands boulevards. On assiste également à la construction de nombreux équipements publics et privés : lycée Carnot, Ecole normale, cimetière, grands magasins, grands hôtels,… Les usines sont construites dans les faubourgs. Par ailleurs, le réseau d’alimentation en eau est achevé en 1840.

Chemin de fer et tramway

Dans les années 1840, le maire Victor Dumay, son conseil municipal et l’ingénieur Henry Darcy soutiennent avec succès le tracé par Dijon de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille. Le chemin de fer permettra à Dijon de s’imposer comme un carrefour ferroviaire de premier ordre. Après la guerre, la ville est desservie par des lignes de chemin de fer secondaires et un réseau de tramway urbain en 1895.