AccueilRégionales 2015Quelle importance accorder à Internet dans le cadre d’une campagne politique ? (1/3)

Quelle importance accorder à Internet dans le cadre d’une campagne politique ? (1/3)

Paru le 3 janvier 2014 | Publié dans Régionales 2015

A l’heure à laquelle les politiques investissent de plus en plus Internet, notamment à l’occasion des campagnes municipales, il n’est pas inutile de s’interroger sur l’influence réelle des outils numériques sur les électeurs.

En 2010, dans un article intitulé « le flop des sites politiques », Franck Gintrand soulignait la faible fréquentation des sites et blogs militants. Une enquête réalisée à 15 jours des présidentielles de 2012 par le CSA pour l’Observatoire Orange-Terrafemina confirme cette tendance et vient relativiser l’impact d’Internet au cours d’une campagne.

Retrouvez une série de trois billets préparés par le Département Elections de Global Conseil Corporate, pour trois enseignements à garder en tête au moment de débuter une web-campagne.

 

Premier enseignement : sur Internet, les sites politiques restent très peu fréquentés au regard des grands portails d’information.

  • 15 jours avant les présidentielles de 2012, 40% des sondés citaient Internet comme l’un des médias principaux d’information politique, après la télévision (74% de citations), et juste devant la radio (34%).
  • Parmi les sondés qui utilisaient Internet comme source d’information pendant la campagne présidentielle de 2012, une large majorité consultait en priorité les portails d’actualité type Yahoo!, Google Actu ou Orange (59% de citations), et les sites des grands médias comme lemonde.fr, le figaro.fr ou Europe1.fr.
  • Les sites de candidats et de leurs partis n’étaient fréquentés que par un internaute sur dix et 58% des sondés estimaient que le Web ne permet pas de rééquilibrer la visibilité médiatique des candidats.
  • 53% des sondés pensaient qu’Internet ne favorise pas la proximité entre politiques et citoyens.
  • Pendant la campagne de 2012, une minorité de 13 % de personnes très actives déclaraient regarder des vidéos, réécouter des interviews en podcasts, partager des articles par mail ou sur les réseaux sociaux.

 

L’analyse du Département Elections de Global Conseil :

La minorité des lecteurs d’un blog ou d’un site politique cherche moins une information destinée à éclairer son choix qu’une manière de le conforter. Pour un internaute en quête d’informations sur les élections, les sites politiques s’apparentent plus à des moyens d’expression personnels ou partisans qu’à de véritables médias par définition axés sur l’actualité et contraints à une certaine objectivité. Ce n’est pas un hasard si les blogs, forums et chats puisent leur spécificité et leur raison d’être dans l’échange.

Les réseaux sociaux sont d’autant plus appréciés si la contradiction, la protestation, la critique peuvent s’exprimer librement et être retranscrites fidèlement. C’est rarement possible – ou en tout cas souhaité – sur les sites conçus par des partis, des élus ou des candidats.