Toulouse

441 802 habitants, préfecture de Haute-Garonne (31)

1. Température du grill pour les élections municipales 2020

Alternance en 2014 X
Alternance en 2008 X
Triangulaire ou quadrangulaire 2e tour en 2014 -
Courte victoire en 2014 X
Elevée

Notre analyse

La ville de Toulouse a longtemps été acquise à la droite centriste. La gauche derrière Pierre Cohen aura réussi à prendre Toulouse pour un mandat mais c’est finalement Jean-Luc Moudenc, maire de 2004 à 2008, qui parvient à faire basculer la ville rose à droite.

Election départementale 2015

Les nouveaux cantons comprenant une partie de la ville pour l’élection départementale 2015 :

– Canton Toulouse-1 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-2 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-3 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-4 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-5 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-6 : Uniquement une partie de Toulouse
– Canton Toulouse-7 : Brax, Colomiers, Pibrac
– Canton Toulouse-8 : Launaguet
– Canton Toulouse-9 : Saint-Jean et de l’Union
– Canton Toulouse-10 : Balma, Beaupuy, Drémil-Lafage, Flourens, Mondouzil, Mons, Montrabé, Pin-Balma, Quint-Fonsegrives
– Canton Toulouse-11 : Ramonville-Saint-Agne

2. Maire actuel

Jean-Luc Moudenc (UMP)

3. Alternance depuis 1989

Toulouse est une ville historiquement ancrée à droite mais qui a basculé à gauche aux élections de 2008. En 2014, l’UMP parvient à la reprendre.

Les maires successifs ont été :

– Dominique Baudis (UDF : 1983 – 2001)
– Philipe Douste-Blazy (UMP : 2001 – 2004)
– Jean-Luc Moudenc (UMP : 2004 – 2008)
– Pierre Cohen (PS : 2008 – 2014)
– Jean-Luc Moudenc (UMP : 2014 – en cours)

En 2008, Pierre Cohen l’emporte d’une courte avance avec 50,42 % des voix et 1209 voix d’avance sur son rival Jean-Luc Moudenc.

4. Résultats des dernières élections locales et nationales 

Municipales 2014

2nd tour

Liste conduite par Voix % inscrits % exprimés
M. Jean-Luc MOUDENC (Droite) 73708 28,95 52,06
M. Pierre COHEN (Gauche) 67869 26,66 47,93 

1er tour

Liste conduite par Voix % inscrits % exprimés
Mme Elisabeth BELAUBRE (Divers) 3141 1,23 2,42
Mme Christine DE VEYRAC (Divers Droite) 3183 1,25 2,45
M. Ahmad CHOUKI (Ext. Gauche) 2170 0,85 1,67
M. Jean-Luc MOUDENC (Droite) 49554 19,46 38,19
Mme Sandra TORREMOCHA (Ext. Gauche) 818 0,32 0,63
M. Jean-Christophe SELLIN (Front de Gauche) 6616 2,59 5,10
M. Jean-Pierre PLANCADE (Divers Gauche) 2753 1,08 2,12
M. Antoine MAURICE (Ecologiste) 9064 3,56 6,98
M. Pierre COHEN (Gauche) 41851 16,44 32,26
M. Serge LAROZE (FN) 10574 4,15 8,15

Présidentielles 2012

1er tour

Toulouse Moyenne nationale
François Hollande (PS) 34,44% 28,63%
Nicolas Sarkozy (UMP) 23,12% 27,18%
Jean-Luc Mélenchon (FG) 15,91% 11,11%
Marine Le Pen (FN) 10,34% 17,90%

2ème tour

Toulouse Moyenne nationale
François Hollande (PS) 62,64% 51,62%
Nicolas Sarkozy (UMP) 37,46% 48,38%

François Hollande l’emporte très largement dans la ville qui n’a jamais tant mérité son surnom de ville « rose » : 62,54% contre 37,46% pour Pierre Cohen.

Législatives 2012

L’ancien maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, est le seul élu UMP dans la ville rose. Dans les quatre autres circonscriptions de la ville, la gauche arrive en tête.

Cantonales 2011

Nombre de cantons renouvelables : 7

2ème tour :

Canton I
Christine DE VEYRAC (UMP) 44,73%
Marie-Christine LAFFORGUE (PS) 55,27 %

 

Canton III
Martine MARTINEL (PS) 63,78%
Stéphane DIEBOLD (UMP) 36,22%

 

Canton IV
Maxime BOYER (UMP) 37,48%
Jean Michel FABRE (PS) 62,52%

 

Canton VII
Jean-Jacques MIRASSOU (PS) 64,52%
Jean-Michel LATTES (UMP) 35,48%

 

Canton XII
Christophe ALVES (UMP) 42,45%
Zohra EL KOUACHERI (PS) 57,55%

 

Canton XIII
Patrick JIMENA (EELV) 51,47%
Christophe BEGUE (PS) 48,53%

 

Canton XIV
Colette SOYER (FN) 30,71%
Sandrine FLOUREUSSES (PS) 69,29% 

Municipales 2008

2ème tour

  Résultats
Pierre Cohen (PS) 50,42 %
Jean-Luc Moudenc (UMP) 49,58 %

5. Sociologie

Catégories professionnelles Population de 15 ans ou plus selon la catégorie socioprofessionnelle – INSEE

Cadres et professions libérales 15,5%
Professions intermédiaires 16%
Employés 15,8%
Ouvriers 8,8%
Retraités 17,3%
Autres personnes sans activité professionnelle 24,2%

Notre analyse : un structure sociologique légèrement plus populaire que celle de Lyon

6. Histoire et économie

Toulouse aujourd’hui

Economie et politique de développement

Leviers de dynamisme économique

  • Emergence de filières fortes
    • L’économie toulousaine se base principalement sur les industries de pointe de l’aéronautique et du spatial, dont Airbus est la locomotive et fait travailler directement et indirectement plus de 50 000 personnes sur l’agglomération et près de 70 000 dans le grand Sud-Ouest. Depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d’activité. Par ailleurs, Toulouse est devenue un grand centre industriel en utilisant les ressources régionales en électricité et en gaz naturel.

 

  • Mise en réseau des entreprises innovantes
    • Neuf pépinières ou hôtels d’entreprises accueillent 87 sociétés et 450 emplois sur le territoire de Toulouse Métropole, soit le premier réseau certifié de France.

 

  • Pôles de compétitivité
    • Toulouse compte trois pôles de compétitivité (Aerospace Valley, Cancer Bio Santé et Agrimip Innovation).

 

  • Accessibilité ferroviaire et aéroportuaire
    • La gare Toulouse-Matabiau reçoit depuis 1990 les TGV en provenance de la LGV Atlantique, ramenant Toulouse à 5h30 de Paris, au lieu de 6h par la ligne historique. Le 7 décembre 2009, un sixième quai a été inauguré, accueillant deux nouvelles voies, grâce auxquelles le service devrait être amélioré et le nombre train devrait augmenter (jusqu’à cinquante de plus par jour). En 2009, elle a été fréquentée par 9 millions de voyageurs annuels.
    • Par rapport aux autres aéroports français, l’aéroport de Toulouse-Blagnac présente deux particularités : il est extrêmement proche du centre urbain, ce qui constitue un atout économique de taille. Par ailleurs, il sert d’aéroport commercial et d’aéroport d’essai pour des constructeurs comme Airbus ou ATR.

Chiffres clés – critères de dynamisme économique :

Le PIB de l’agglomération toulousaine est d’environ 30 milliards d’euros, ce qui la classe au 3e rang en France au regard de son poids économique, derrière Lyon et Paris, mais devant Marseille, Nice et Lille.

 

  • Points positifs
    • Evolution de la population : 453 317, soit une augmentation de 3,2% par rapport à 2007.
    • Evolution du nombre d’emplois : entre 2007 et 2012, augmentation de 2,8%.
    • Evolution du nombre de cadres : entre 2007 et 2012, le nombre de cadres a augmenté de 2,2 points (passant de 14,6% de la totalité des actifs à 16,8%).
    • Salaire net horaire moyen : 14,1€ en 2012
    • Solde migratoire (nouveaux habitants par an) : en 2012, 46 357 personnes résidant à Strasbourg avaient un lieu de résidence hors de la commune un an auparavant, dont 21 402 dans une autre région.
    • Nombre d’entreprises : 29 803 en janvier 2013
  • Point négatif
    • Nombre d’entreprises créées en 1 an : 5 341 en 2013, soit une baisse de 0,9% par rapport à 2012.

 

Grandes entreprises

De nombreux organismes sont présents à Toulouse en dehors d’Airbus. Par exemple, on peut trouver le site de Météo-France. La ville de Toulouse compte par ailleurs de nombreux sièges sociaux, comme ATR190, Groupe Latécoère, Airbus, Newrest Spot Image, Galiléo, Aerolia, Banque Courtois.

L’avis de la presse

Le magazine L’Express s’accordait à classer Toulouse ville la plus dynamique de France 2010, tout comme Challenges en 2012. Quant au magazine américain Newsweek, il classait Toulouse troisième ville la plus dynamique au monde en 2006.

 

Toulouse au XXè siècle

Première Guerre Mondiale

Située à l’abri des conflits, Toulouse est poussée à s’industrialiser de manière plus importante durant la première guerre mondiale, alors que ses grandes industries se résumaient à celle des tabacs et de la poudrerie. En 1915, des industries chimiques sont installées, ainsi que des ateliers d’aviation (Latécoère), qui donneront naissance après la guerre au fameux service de l’aéropostale.

 

Toulouse au XIXè siècle

Industrialisation

Si Toulouse n’a pas réellement connu de révolution industrielle au même titre que les autres grandes villes françaises au cours du XIXè siècle, on peut néanmoins citer la construction des Manufactures des tabacs et le développement des entreprises liées aux activités militaires. Par ailleurs, quelques innovations industrielles notables sont apparues aux alentours de Toulouse, comme la mise en service du réseau d’alimentation en eau des fontaines publiques alimenté par le château d’eau, ou encore la conversion des moulins de Bazacle en centrales hydroélectriques à la fin du XIXè siècle, poursuivie par la construction de l’usine hydroélectrique de l’île du Ramier au début du XXè.

 

Urbanisation, équipements et administration

Au XIXè siècle, à la suite de l’arrivée des radicaux au pouvoir, de grands travaux urbains sont opérés, notamment avec la construction de grandes rues de type haussmannien. Par ailleurs, suite à l’augmentation démographique, la ville s’agrandit progressivement. A partir des années 1870, de grandes artères sont percées sur le modèle parisien : bordées de grands immeubles bourgeois, elles accueillent également les premiers grands magasins de la ville.

 

Chemin de fer et tramway

La gare Matabiau, construite en 1856, permet à Toulouse d’être reliée à Paris. Le premier tramway fonctionna entre 1862 et 1957, dans la ville de Toulouse et dans ses environs.